Lauren Peuch — Posidonie

De l’e-commerce et la logistique à une marque méditerranéenne de maillots de bain : Lauren Peuch construit Posidonie depuis Toulon.

Fondatrice et directrice de Posidonie

Lauren Peuch savait nager avant de savoir marcher. Elle le raconte elle-même : elle a grandi à Toulon, au bord d’un petit port de pêcheurs. Pourtant, son chemin vers le maillot de bain passe d’abord par un autre rivage : l’e-commerce et la logistique.

Posidonie naît de cette rencontre entre un territoire, une pratique du digital et une obsession très concrète : fabriquer des vêtements de bain qui donnent envie de vivre la Méditerranée sans contribuer à l’abîmer.

Avant Posidonie, il y a déjà le e-commerce

Diplômée d’une école de commerce, Lauren Peuch commence sa carrière dans l’e-commerce et la logistique. En 2018, elle cofonde Iodée. Le projet trouve son public sur Ulule et les réseaux sociaux. L’expérience s’arrête en 2019, mais elle lui apporte quelque chose de plus utile qu’une ligne de CV : la preuve qu’un produit pouvait rencontrer son marché directement en ligne.

En 2020, elle repart avec Posidonie, cette fois sur un terrain qui lui ressemble davantage : la mer, le mouvement, la photographie et la protection des océans.

Faire de la Méditerranée autre chose qu’un décor

Le nom vient de cette plante sous-marine emblématique de la Méditerranée. Le positionnement aussi. Posidonie dessine à Toulon des maillots minimalistes, produits en Europe à partir de matières recyclées. La marque indique que ses tissus sont fabriqués en Europe et que ses maillots sont acheminés du Portugal à Toulon par transport routier mutualisé.

Le discours environnemental intervient donc dans les choix de matière, de fabrication et de transport. Reste la question que toutes les marques responsables finissent par rencontrer : comment faire grandir une entreprise qui revendique justement de produire moins et mieux ?

Du pur player au réseau de revendeurs

Posidonie est née avec le digital, mais elle ne s’y enferme pas. Son site revendique aujourd’hui une cinquantaine de revendeurs saisonniers et cite notamment des points de vente à Toulon, Marseille, Hyères, Aix-en-Provence, Biarritz ou encore sur l’île de Ré.

En 2025, la marque présentait une vingtaine de nouveaux maillots et une quinzaine de pièces de prêt-à-porter. Le maillot devient progressivement la porte d’entrée d’un univers méditerranéen plus large.

C’est un passage très FADAS : une marque née en ligne qui découvre que la croissance peut aussi passer par des lieux, des revendeurs et une présence physique.

Le terrain de jeu s’élargit

La trajectoire de Lauren Peuch devient d’autant plus intéressante qu’elle ne se limite plus à Posidonie. À Toulon, elle met aussi son expérience d’e-commerçante au service d’autres entreprises à travers Panier Studio, agence digitale spécialisée notamment dans Shopify et la conversion.

La boucle est assez belle : commencer dans l’e-commerce, apprendre en construisant ses propres marques, puis transformer cette expérience opérationnelle en expertise pour les autres.

La question FADAS

Comment fait-on grandir une marque responsable sans que la croissance finisse par contredire la promesse de départ ?


Sources principales : Posidonie, CCI du Var et interviews publiques de Lauren Peuch. Informations vérifiées en septembre 2026.